La fin du périple…

Bonjour à vous tous,

Il s’avère qu’à l’issue de l’étape très éprouvante ( brouillard, gel fréquent de la carburation et manque de puissance du camion) sur la Voie sacrée “Bar le Duc / Verdun”, ,je suis arrivé dans cette ville épuisé physiquement et surtout nerveusement. après plus de 800 kilomètres depuis Nieuport. Les manoeuvres du camion s’avèraient de plus en plus difficiles.

De plus un ami vendéen venu m’accompagner sur la Voie Sacrée est tombé du marche-pied et s’est fait une luxation  du  coude nécessitant une intervention chirurgicale à Verdun.

Le véhicule a été remisé  dans un garage, grâce à l’intervention d’un membre de notre équipe ( Jacques Sabard collectionneur bien connu dans notre petit monde, pour ses splendides “UNIC” soigneusement restaurés) en attendant son rapatriement à Nantes.

Je remercie  tous ceux qui m’ont accueilli et hébergé depuis le départ, je suis déçu bien sûr pour ceux qui m’attendaient entre Verdun et la frontière suisse :
Dominique SIMONIN, Joël HURET, Jacques BOURQUIN, Jean-Pierre CUNY, Françis LEONHARDT, Olivier WEYL, Emmanuel DUBAIL Christian ARNAUD

Je  remercie également tous ceux qui ont suivi et soutenu dans ce projet. J’alimenterai le blog pour les deux dernières étapes dès  mon retour.

Avec tous mes remerciements

Amicalement

-  BLEUNVEN  Dominique  -

Published in: on 13 novembre 2011 at 10 h 57 min  Commentaires (6)  

Le récit d’une journée à Crouy.

Aujourd’hui, c’est donc Cyril Mille, président de l’association Eperon 132 de Crouy de nous raconter la journée du 2 Novembre, inter-étape à Crouy.

Dominique est arrivé ce mardi 01/11/11 en la commune de Crouy, sous une petite pluie fine. Il aurait pu tomber à quelques minutes près sur le défilé d’Halloween. Ouf ! Il était déjà en place sur la place du Tivoli a l’arrivée de ce cortège. Le Maire M. Moitié pu donc l’accueillir en compagnie des enfants et des parents tous surpris.

Pour ma part, nous rentrions de Normandie, 15h00 arrivée à Crouy, SMS de Dominique “Bjr Je suis sur la grande place à coté du restaurant le caliente A+ Dominique”, je bois mon café, nous vidons le coffre et je part donc à sa rencontre.

Rencontre avec Dominique, M le maire et le journaliste de l’union.

Cool…Elle est belle la Bête ! Séance photos et départ pour la Société Mille.a, à Bucy le long pour coucher le De Dion.

 

Celui-ci va coucher dans les locaux de la Sté de M Mille Albert, qui fabrique et vend des pieces détachées pour les citernes routières chimique et pétrolière, hasard ?

J’emmène ensuite Dominique dans sa nouvelle demeure, petite chambre avec douche et cuisine au dessus de la mairie de Crouy.

18H00 Apéro dinatoire à la Maison, il fait connaissance avec mon épouse Laetitia et  mes enfants Amandine et Adrian. Malheureusement les membres d’Eperon n’etait pas dispo ce soir là.

10h00 Dodo

2/11

Je vais chercher Dom. vers 09h00, retour au Bureau, café, pain aux chocolat, etc etc , il fait connaissance avec Albert Mille, reconnaissance du parcours du lendemain pour attaquer la monté du Chemin des dames. Visite aux monuments du Sergent Mont

et Cdt Joussot à Crouy,

du Moulin de Laffaux, du monument des fusiliers Marins,

je pousse jusqu’au cimetière du fort de la Malmaison.

Retour ensuite au bureau, niveaux du camion,et démarrage de celui-ci pour se rendre sur la place de la Mairie de Crouy en compagnie de M Mille Albert.


Mon père me dira “t’as l’impression que tu ne vas pas t’arrêter, tu tournes tournes le volant et ça tourne pas, mais bon ca passe, chapeau l’artiste.”

 

Après midi

Dominique a voulu rester avec nous au bureau pour réparer un graisseur, et faire le point sur son parcours. Pendant ce temps là, un membre de notre association notre petit Thierry Haye est resté tout l’après midi en poilu du 67 RI pour donner quelques explications et se prêter aux jeux des séances photos.

 

16h45, départ du bureau…plein des bidons d’essences pour le De Dion, arrivé à la Mairie, je cours me changer en Zouaves de 1917, séance en photo et départ pour le Bureau.
Surprise Dom. emmène mon épouse et mes enfants, ils sont tous très heureux, mon épouse me dira, ça fait peur !

Retour ensuite à la Maison, petit apéro et j’emmène dom. et toute la petite famille au restaurant.

Retour 22h00, bien bien fatigué !

Dom. est parti ce matin sans problème en compagnie de Jean Pierre son St Bernard  comme il dit !

Je lui souhaite bonne route et bonne chance pour la suite.

Il nous a donné rendez vous non pas à Verdun, mais la prochaine fois chez lui.

Dominique, bon courage je t’embrasse, et espère te revoir bientôt.

A plus Cyril

Un très grand merci à Cyril donc pour l’organisation, l’acceuil, et le récit de cette journée.

Bonne route !

Published in: on 7 novembre 2011 at 19 h 43 min  Laisser un commentaire  

Bref résumé des étapes 6 et 7

Quelques nouvelles rapides des deux dernières étapes.

Tout d’abord la sixième étape, entre Crouy et Epernay du 3 Novembre. Le départ c’est bien passé mais arrivé sur le plateau du chemin des Dames, un vent de travers a rendu la trentaine de kilomètres plutôt difficile. Mais ce ne fut finalement rien à coté de la suite ou un vent de face obligea à roulé en seconde jusqu’à Epernay. Néanmoins pas de panne, pas de problèmes particulier.

La septième étape, du 5 Novembre entre Epernay et Vienne le château était l’étape la plus longue du projet : plus de 100 kilomètres. Une étape sans grande difficulté à part la longueur. Heureusement, l’acceuil chez Alain Chevallier ces deux jours à permis de recharger les batteries.

 

Un petit rappel : n’hésitez pas à nous envoyer vos photos et vos récits pour alimenter le blog. Idéalement un texte d’une quinzaine de ligne agrémenté de 6 ou 7 photos. Après tout, si vous avez partagé un bout de ce projet, vous avez presque plus de légitimité que moi à raconter votre journée ! Alors n’hésitez pas une seule adresse : camion1418 AT gmail POINT com (en remplaçant AT par @ et POITN par un point).

 

En illustration, une photo envoyée par Arnaud, de la Fouragère.


Promis, demain le reportage sur l’inter-étape à Crouy.

Bonne route.

Published in: on 6 novembre 2011 at 19 h 52 min  Laisser un commentaire  

Un De Dion Bouton dans le Noyonnais, 30-31 octobre 2011-partie 2

La suite de l’épisode 1:

14h ! Il est temps de revenir près du De Dion Bouton, qui nous attend toujours près de l’église de Tracy-le-Mont. M. Laruelle, du Courrier Picard et Sylvain et son association 14-18 en Somme vont arriver sur place. Nous passons par le nord du Bois Saint-Mard et Tracy-le-Val, et je fais encore découvrir, au passage, quelques vestiges à Dominique. La boucle est bouclée.

A notre arrivée près de l’église de Tracy-le-Mont, des badauds se trouvent déjà autour du camion, de même que M. Laruelle.

Sylvain et son groupe, en tenue de poilus, et Mathilde, dans son uniforme d’infirmière, sont là et prennent la pose autour du De Dion, qui est sans conteste la vedette du jour…

Les flashs crépitent de toutes parts… Les membres de 14-18 en Somme assurent l’animation autour du véhicule, l’après-midi durant… Une prise d’armes est organisée devant le monument aux morts.

L’heure tourne et les visiteurs peinent à quitter les lieux, fascinés par le vétéran venant d’un autre âge… Enfin, vers 16h15, les derniers visiteurs sont partis. Dominique propose de regagner le local technique d’Ollencourt, avant la tombée de la nuit.

Sylvain et moi sommes invités à prendre place à bord du vénérable ancêtre pour un ultime tour du village jusqu’au local, où il va aller prendre un peu de repos avant une nouvelle étape qui l’attend dès le lendemain.

Sur la route de Tracy à Ollencourt, nous prenons toute la mesure de l’héroïsme des « tringlots », et du pari fou que s’est lancé Dominique… Il est digne des héros de toutes les « voies sacrées » de la Grande Guerre (car il n’y en eut pas qu’une) !

La présence de Dominique et de son De Dion incite certains des collectionneurs de la commune à sortir leur véhicule de collection… (Photo : Didier Mahu)

A peine arrivé, Dominique, accueilli par des membres du conseil municipal, les agents municipaux et par quelques curieux, se met en devoir de préparer méticuleusement son véhicule et son itinéraire du lendemain… Il prend aussi les contacts nécessaires pour son passage à Vingré et à Confrécourt…

Chacun se sépare ici avec de belles images plein la tête. Dominique et le De Dion doivent aller se reposer… Le périple le long du front n’est pas encore terminé. De longues et dures épreuves les attendent encore…

Merci à toi, Dominique, pour ces moments exceptionnels passés en ta compagnie et celle de ce magnifique De Dion, que tu promènes aujourd’hui pacifiquement sur les chemins de la Grande Guerre, à la rencontre des municipalités et des passionnés. Bonne route et à très bientôt dans le « village-mémoire 14-18 » de Tracy-le-Mont, où nous aurons plaisir à t’accueillir à nouveau.

Jean-Michel NOWAK
Association Patrimoine de la Grande Guerre

Encore un très grand merci à Jean-Michel pour son témoignage.

Bonne route !

Published in: on 5 novembre 2011 at 20 h 23 min  Laisser un commentaire  

Un De Dion Bouton dans le Noyonnais, 30-31 octobre 2011-partie 1

Comme promis, le récit de l’inter-étape à Tracy-le-Mont par Jean-Michel Nowak . Le récit de Jean Michel étant un peu long je vaisl e publier en deux fois (je sais, c’est une bonne excuse pour faire un article de plus à peu de frais… J’ai aussi dans les tuyaux, le récit de la journée du 2 Novembre, l’inter-étape 5-6 par Cyril Mille. Sans plus attendre donc, je laisse la parole à Jean Michel secrétaire de l’Association Patrimoine de la Grande Guerre.

Journée du dimanche 30 octobre 2011, Noyon, Tracy-le-Val, Tracy-le-Mont, Pont-
L’Evêque

Le camion De Dion Bouton de Dominique, après avoir connu quelques soucis lors du trajet de Bapaume à Fresnoy-le-Grand, quitte cette dernière localité avec près d’une demi-journée d’avance par rapport au programme initial. Ce dimanche 30 octobre, il arrive, sans coup férir, à Noyon, à 11h30… avec plus de 5 heures d’avance sur l’horaire initialement convenu…

L’association Patrimoine de la Grande Guerre s’étant rapidement mobilisée, Dominique, qui a prévenu de son arrivée, est pris en charge par Renaud d’Esqueyrac, dont la famille est propriétaire du Mont-Renaud, haut-lieu des combats de mars-avril 1918.

Ensemble, ils se rendent à Tracy-le-Val, dans le domaine familial. Le De Dion Bouton est réceptionné quelques heures plus tard à Tracy-le-Mont, où le dévoué M. Sellier, employé municipal, conduit Dominique et les membres de la famille d’Esqueyrac jusqu’au local technique d’Ollencourt (commune de Tracy-le-Mont), mis à la disposition par la municipalité, afin d’héberger le camion qui va y passer les deux prochaines nuits.

Dominique profite de cet après-midi du dimanche 30 pour se reposer et faire plus ample connaissance avec ses hôtes. Il passera les deux nuits de son séjour dans l’Oise, au domicile de la famille d’Esqueyrac à Pont-L’Evêque, près de Noyon.

Lundi 31 octobre 2011, Tracy-le-Mont

J’ai rendez-vous avec Dominique, encore sous le charme de son séjour dans la famille d’Esqueyrac, à Tracy-le-Mont, lundi 31 octobre à 10h00. Rencontre chaleureuse au local technique d’Ollencourt, où le camion De Dion a lui aussi passé une bonne nuit…

En compagnie de M. Sellier, venu ouvrir les portes du local, Dominique gagne les hauteurs du village de Tracy-le-Mont, où il arrive sans encombre.

Je le suis en voiture, sans louper une miette du spectacle. Les riverains sont éberlués ! Le camion stationne pour le reste de la journée sur la place, près de l’église et de la mairie, où se trouve le départ du circuit historique 14-18 inauguré en novembre 2010…
Dominique sort le casse-croûte avant de me suivre pour une visite expresse de quelques-uns des sites majeurs de la Grande Guerre dans le secteur de Tracy-le-Mont et du saillant de Quennevières…


En milieu de journée, la visite du secteur commence pour Dominique. Je lui servirai de guide… Nous sommes près du saillant de Quennevières. Ici, les sites et vestiges de la Grande Guerre ne manquent pas… Il n’y a que l’embarras du choix. Compte tenu du temps imparti, il faut choisir quelques sites vraiment emblématiques de ce front de l’est noyonnais…

Dominique a troqué (provisoirement) son De Dion contre ma Ford Fusion, à bord de laquelle je le conduis d’abord au hameau de Bernanval. Là, Dominique découvre le poste de secours français « La Pansée » avec son quatrain toujours visible au fronton de cette maison de type « soissonnaise », qui invite le « poilu » blessé à aller y trouver refuge, puis le bâtiment des douches, où les poilus descendant du Bois Saint-Mard et du front de Puisaleine, allaient s’épouiller… Dominique peut également découvrir le jalonnement du circuit 14-18 mis en place par la municipalité de Tracy-le-Mont…

La visite se poursuit à Bimont, où Dominique découvre la ferme qui servit de poste de commandement aux régiments français du secteur, le lavoir restauré cet été par les jeunes bénévoles de l’association « Concordia » et l’ancien cimetière provisoire aujourd’hui désaffecté…

Dominique tombe en arrêt devant les numéros de régiments de Nantes, d’Ancenis, de Lorient, qui figurent sur le monument funéraire subsistant… Les Bretons se sont en effet battus dans le secteur, entre 1914 et 1916, et beaucoup y sont morts…

Nous rencontrons également des promeneurs du souvenir, venus découvrir tous ces lieux de la Grande Guerre, mis en valeur par la commune de Tracy-le-Mont… Un échange passionné s’ensuit…

Le temps presse… Il faut poursuivre : la presse et le groupe d’histoire vivante 14-18 en Somme sont attendus en début d’après-midi à Tracy-le-Mont. Nous reprenons la voiture, après cette petite visite pédestre de Bimont, et nous nous dirigeons au cœur du village de Tracy, pour une visite-éclair de l’observatoire français et du cimetière communal, où reposent quelques poilus tombés dans le secteur, dont le colonel Laparra, commandant le 60e RI, tué près d’Autrêches, en 1915. Nous prenons la direction du parc d’Offémont, en lisière de Tracy, où le général Nivelle dirigea son offensive sur le saillant de Quennevières, en juin 15 depuis la « maison du Garde ».

La visite se poursuit à la carrière de la Maison du Garde, dont l’aspect circulaire de la rotonde centrale étonne Dominique… Une photo et nous repartons… Nous passons devant la nécropole nationale, où sommeillent de très nombreux zouaves, tirailleurs et soldats bretons.

Nous voici à Quennevières. La ferme reconstruite n’a rien vu de 14-18 mais le lieu est historique. Les plaques des régiments de zouaves et la stèle des anciens combattants de la Loire-Inférieure (inaugurée en 1932) rappellent les combats dans le secteur. Dominique est aux anges : des « pays » ont laissé une trace de leur passage. La photo-souvenir s’impose !

La promenade se poursuit tambour battant : passage au carrefour de la Bascule de Quennevières, aperçu rapide du ravin du Martinet, de Touvent, du front vers Nampcel, où commença la « course à la mer », en septembre 14…

Vient ensuite la visite de Puisaleine et de ses innombrables vestiges…

Le poilu du 102e RIT qui accueille le visiteur à la carrière Mingasson, dans la cuvette de Puisaleine…

Depuis le sommet du plateau de Quennevières, une vue circulaire est possible sur tout le nord du saillant. M’appuyant sur une carte du front, je décris les lieux entre 1914 et 1918, à Dominique, qui ne perd pas une miette. Traversée des anciennes lignes et rapide visite à la Butte des Zouaves, puis de la carrière Mingasson… Le déjeuner est rapidement avalé en cours de chemin.

Et j’interromps ici le récit, gardant la suite pour demain, avec plein de photos “d’époque” !

Un très grand merci à Jean-Michel pour son implication dans ce projet.

Bonne route!

Published in: on 4 novembre 2011 at 21 h 04 min  Commentaires (2)  
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